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Ça arrive comme ça. Tu es chez toi, assis sur ton divan avec ta guitare dans les mains. Tu regardes dehors pis c’est là, ça te dit salut par la fenêtre. Et puis ça te dit que c’est le temps que tu écrives des articles de blogue. Je vous le jure, tu t’y attends vraiment pas. Mais tu t’assois devant ton ordinateur, et tu t’y mets. Ça commence comme ça, un blogue.

Donc voilà, ça m’est arrivé et maintenant je dois trouver sur quoi écrire. Ce qui tombe bien parce que j’ai le goût de parler de notre nouvelle chanson. Quelle nouvelle chanson? Ah, c’est vrai, elle n’est pas encore sortie. Vous allez voir.

Souvent tu t’assois pour écrire des choses, tu bûches toute la nuit à chercher des trucs à dire, à chanter, à jouer. Ça tourne en rond. Dépose le crayon, reprend la guitare. Dépose la guitare. Laisse le crayon sur la table. Lance le crayon dans la poubelle pour voir s’il y a moyen de se recycler en sportif. Reprend la guitare. Joue les mêmes accords pendant une heure. Ça marche pas. Alors t’abandonnes, et une semaine après tu marches dans la rue pis tu comprends exactement ce que tu cherchais à écrire sans le savoir.

Je suis sur le chemin Ste-Foy. J’ai une toune de Mauves dans la tête, « Madeleine ». Il y a quelque chose qui fait que je me la chante en boucle, je sais pas quoi, juste un feeling que ça dit ce que ça a à dire, sans plus. Sans oublier les bons détails.

J’ai ça dans la tête pis je m’amuse un peu à changer des mots, des notes, des accords. Sans que je m’en rende compte, la toune s’est transformée. C’est plus Madeleine, c’est une autre fille, une autre toune, un autre feeling. Et plus je l’écoute, plus ça change pis plus c’est bon. Je rentre à l’appart, je remplis ma page en un gros dix minutes. La fille est là, la toune aussi.

J’enregistre une version un peu boboche, l’envoie au band. On la barouette pas mal en gang, tout le monde ajoute son petit détail. On branche les micros. Deux mois plus tard, elle est enregistrée, elle attend dans un tiroir.

À force de travailler avec, je commence à me dire qu’elle a de l’allure. Ça tombe bien, il va falloir que je la présente à ma mère bientôt. À tout le monde, en fait.

Quand vous l’écouterez, vous essayerez de la voir marcher sur le chemin Ste-Foy, pas loin de Myrand. Parce que c’est pas une toune de creusage de méninges dans un sous-sol. C’est une toune de trottoir, pis de soleil, pis d’hiver.

 

Émile BG

 

La chanson est maintenant sortie. Vous pouvez l’écouter ici:

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