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Avant de lire, jugez par vous-même si ça en valait la peine:

L’autre jour, Doloréanne a loué le studio A des studios Piccolo. Pour faire une histoire courte, les studios Piccolo c’est comme le Saint-Amour des restaurants. Premièrement, c’est assez nice pour Céline Dion. Deuxièmement, c’est cher. Et troisièmement, c’est sûr que tu sors de là incroyablement satisfait. Mais il y a un problème : La Voix. La petite voix qui te dit : “t’aurais pu manger à maison…”. La même qui te rappelle qu’avec cet argent-là, t’aurais pu manger 4 renards et boire 3 bouteilles de vino. La voix dans Le Renard et les Raisins.

Après avoir calculé 20 fois le budget, trouvé du réconfort auprès de nos pairs, optimisé la logistique du matin au soir, on a finalement réservé une date en studio. Entre-temps, on a enregistré les guitares, les voix, les violons, les claviers et la délcieuse basse. Plus le processus avançait, plus c’était clair que la chanson méritait un drum gigantesque. Un peu comme ceux de Malajube ou des Arctic Monkeys. La solution du gros studio commençait à gagner des points.

Vient le 25 janvier. Émile se prend pour un rockeur et rentre chez lui à 5h15 pour se lever à 5h30 (ok mettons 45). Le temps de remplir l’auto de gear et de monde, on arrive vers 10h à Montréal. Pas besoin de vous dire que j’étais comme un ti-gars en mettant les pieds là. Le studio avait un plancher chauffant, une machine espresso et des biscuits aux pépites de chocolat. Mais ce n’est pas le rock ni le luxe qui ont fait la différence. La différence, c’est pas mal Patrice Pruneau qui l’a faite. Pat, c’est un ingénieur de son incroyable; il va vite, il est perfectionniste, mais c’est surtout un maudit bon gars. C’est assez rare de rencontrer des gens avec lesquels ça clique autant.

La journée a passé en un clin d’oeil et on a enregistré 4x plus de choses que prévu (des Rhodes, des guitares fuckées, des percussions, des drums et la délicieuse basse). En revenant en char, je me suis dit que ça servait absolument à rien de peser le pour et le contre. On a rencontré quelqu’un de vraiment gentil, la chanson sonne, pourquoi aller plus loin? Je suis un peu revenu sur Terre depuis, mais il reste que la journée là-bas était plus que positive.

En ce moment, la chanson est mixée et on magasine un studio de mastering. C’est Pat qui a fait le mix et ça sonne vraiment bien. Plus qu’on pouvait s’imaginer. Est-ce que ça valait vraiment la peine de payer 2 000 $ pour sortir un single, même si on peut pas vraiment se le permettre? En ce moment, la réponse c’est oui. On a une chanson qui sonne incroyable, un nouvel ami et des souvenirs comparables à ceux d’un voyage. C’est sûr qu’on pourrait faire un calcul un peu simpliste et affirmer que parti comme ça, l’album va nous coûter 20 000 $. Mais il reste tellement de questions à régler avant de parler du prix de l’album. Si on en fait un tout de suite. Parce qu’on pourrait juste enligner des singles dès qu’on le peut sans monter d’album, ça va dépendre des opportunités qui se présentent. Ça va dépendre de plein de choses, mais surtout de votre opinion, de ce que vous voulez qu’on vous livre. Parce qu’on trippe en maudit, mais on fait pas ça juste pour nous!

Alesque

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Commentaires

  1. Wow, bravo! Ça vaut toujours les sous de réaliser ses rêves. Et sincèrement le résultat en vaut bien l’expérience! Il faut se lancer coeur premier dans ce qui compte pour nous.

  2. Je suis d’accord et merci beaucoup pour l’encouragement. C’est vraiment apprécié.

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