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Quelques jours et on se retrouve tous au Cercle. Ça commence à sentir les générales de dernière minute, les nouvelles pédales qu’on devrait donc mettre dans toutes nos tounes, les matins à chanter nos refrains en attendant que les toasts soient prêtes. Ça commence à sentir le goût d’être là avec notre public et de partager ce qu’on aura sur le cœur et dans la tête ce soir-là.

Je m’assois devant l’ordi. Un nouveau message; c’est Thom, notre photographe, qui se demande si je viens au soccer cette semaine. Oui m’sieur. J’ai pas eu le temps de jouer beaucoup cet hiver, je ne manquerai pas cette chance là. Pas besoin de lift, on se rejoint directement là-bas. On sait déjà qu’on va traîner après le match pour parler du show qui arrive.

Parce que ce show-là, on a commencé à l’organiser il y a trois ans. On était sur le banc après un match à Charny. Thom m’expliquait qu’il voulait organiser une soirée pour financer le festival de film qu’il coordonnait, le FFEQ. Il voulait mélanger musique et cinéma, faire quelque chose de cool où tout le monde trouverait son bonheur. Et il nous invitait parce qu’il aimait notre band, mais surtout – on va se le dire – parce qu’on se connaissait depuis toujours.

Doloréanne était au Cercle à peine un mois après, même si on avait juste fait un autre show en tant que band jusque-là. On n’avait même pas encore choisi le nom du groupe quand le tout a été organisé; vous comprendrez qu’on était pas là pour notre renommée internationale. On était là pour aider un ami à organiser un événement pour la relève cinématographique, mais surtout parce qu’un ami voulait se servir de son événement pour aider la relève musicale.

On est retournés en 2013. Et en 2014. Et à chaque fois, le show était plus gros, le Festival plus solide, Doloréanne aussi. Et cette année, quand on s’est assis avec la nouvelle équipe du FFEQ, on savait où on s’en allait. On menait le spectacle jusqu’au bout.

Ça fait un bout qu’on se prépare, qu’on pratique, qu’on attend. Qu’on revoit l’organisation de la soirée, qu’on s’obstine sur les chansons qu’on va jouer, qu’on retape nos guitares, qu’on arrête pas trop d’avoir hâte. Aujourd’hui on se sent prêts, on a même pas organisé de pratique d’urgence pour être sûrs de ne rien oublier. On attend juste que samedi arrive.

Dans quelques jours, on va être là avec Thom, avec le FFEQ, avec Nevsky, avec un Cercle rempli de monde. On va être là pour une soirée qui est née parce qu’un gars s’est dit que la relève culturelle n’était peut-être pas quelque chose de fermé et compétitif, mais un milieu où on ne fait que gagner à tout mélanger et travailler ensemble.

Ça donne encore plus hâte.

 

Émile BG

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Commentaires

  1. Bravo à vous tous, bravo aussi pour votre persévérance. Vous êtes un groupe superbe. Bravo à Thom d’avoir eu cette idée géniale. Longue vie à cette association Doloréanne et FFEQ!

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